La famille Tournier (intitulé du site)

 
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Des TOURNIER capitouls de Toulouse

Les capitouls étaient les consuls de la ville. En 1147 Alphonse JOURDAIN donne naissance au Chapitre, les capitouls sont alors les conseillers du Comte. En 1176 le Chapitre est formé de 6 capitouls du bourg et de 6 du faubourg. En 1180 ils sont au nombre de 24. En 1190 ils occupent la Tour Charlemagne et fondent ce qui sera le Capitole. En 1283 ils sont 12, en 1438 ils sont 8 et en 1789 le Chapitre est supprimé.

Cité dans les archives municipales de Toulouse dès 1280 (AA4/14 AM Toulouse) en la personne de Raymond TORNIER, chargé par le viguier et les consuls de la ville de Toulouse d'expédier un acte notarié, le patronyme ne va pas cesser d'être mêlé à la vie de la cité jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Dans sa communication publiée en 2002 dans "les mémoires des sociétés savantes de Toulouse", intitulée "les élites toulousaines et leurs demeures à la fin du Moyen-Âge d'après les registres notariés ...", Madame Véronique L'AMAZOU-DUPLAN prend comme exemple la famille de noble Bertrand TORNIER, dont la succession est inventoriée en 1402-1403. Ce personnage, chevalier, seigneur de La Salvetat Saint-Gilles (31526), anobli en 1400, est plusieurs fois capitoul. L'ascension familiale commence avec son grand-père, prénommé aussi Bertrand, dont le métier de changeur lui permet de s'enrichir. Il est capitoul en 1349 et 1360 et seigneur de Launaguet (31282).

Son fils Gaillard TORNIER, né avant 1346, est également changeur et comme son père coupable de trafic de monnaie comme le montrent les lettres de rémission (BN.JJ93 N° 79) obtenues en décembre 1362. Lieutenant du Sénéchal, il acquiert la seigneurie de La Salvetat Saint-Gilles. Il fut chargé en 1357 par les Etats du Lauraguais de la perception des deniers imposée pour la rançon du Roi Jean.

La troisième génération est donc représentée par Bertrand TORNIER, dont l'hôtel rue Temponières comporte 15 pièces sans compter les communs. L'édifice est orné d'une tour et possède sa chapelle. Madame AMAZOU-DUPLAIN juge cette demeure particulièrement vaste et monumentale comparée à celles des plus riches patriciens toulousains.

De sa descendance, trois filles et deux garçons, retenons que Gaillard TOURNIER laissera son nom à un quartier de Grépiac (31233) que nous avions répertorié dans les lieux-dits "TOURNIER".

Le frère de Gaillard TORNIER, né vers 1365, décédé avant février 1430, a un fils Antoine, qui épouse par contrat en date du 29/11/1432, Dominique de FOIX, qui lui apporte 1600 moutons de dot. Il est capitoul en 1440.

André NAVELLE, dans son ouvrage "Familles nobles et notables du midi toulousain...", cite en 1454 Thomas TOURNIER, seigneur de La Salvetat, puis en 1547 Ramonde TOURNIER fille de Pierre TOURNIER, notaire, et en 1542 Pierre TOURNIER, marchand, qui épouse en 1542 Françoise de BAILLON, sans pour autant les relier généalogiquement aux précédents.

Comme le note madame AMAZOU-DUPLAN, « cette famille est l'exemple de ces réussites rapides et brillantes mais peu durables ».

Une autre famille TOURNIER, apparemment sans lien avec la précédente, donna des capitouls à la ville de Toulouse. Le premier connu, Antoine, procureur au parlement, est capitoul en 1553 et 1554. L'un de ses fils, Etienne, est également capitoul en 1588 et 1591. Il prit une part active aux troubles de la ligue à la tête des ligueurs de Toulouse. A la quatrième génération la particule est ajoutée : Bernard de TOURNIER, conseiller du roi, trésorier-payeur des gages de M.M les officiers du parlement, épouse en premières noces Antoinette de BUROLLES et en secondes noces le 13/12/1685 Marie de COMBES. Son fils Jean-François est dit seigneur de Mauvaisin (31332) et de Marot et comme son père receveur et payeur des gages de MM les officiers du parlement.

Un autre de ses fils, Pierre (1652 - 1742), fut abbé, docteur en théologie et conseiller clerc au Parlement. Il occupa le 18° fauteuil de l'académie des jeux floraux de Toulouse. Dans sa présentation du fonds TOURNIER de VAILLAC (voir plus loin), Sylvia TERJANIAN le tient comme le personnage central de la famille, à la fois conseiller avisé dans l'éducation de ses neveux, conseiller juridique lors du décès de son frère et théologien de renom. Une correspondance foisonnante atteste de l'étendue de ses compétences, sans oublier ses fonctions en tant que seigneur et prieur de Clairvaux (12066), chantre de l'église Saint-Géraud d'Aurillac (15014) et prieur de Sieurac (81287).

C'est à la cinquième génération que le titre de comte de Vaillac (46325) (fief acheté en 1730 AD 46 :F 487, F 511 l et E 51) leur est acquis en la personne de Jean-François (1690 - 1753), seigneur de Meyronne (46192) en 1731, baron de Launac (31281) en 1734, Loubressac (46177). Achetées en 1740, les 4 cloches de l'église St Jean-Baptiste de Loubressac portent la mention suivante : « 1772 St Jean-Baptiste priez pour nous-P-M.PONS, Marie-Jacques TOURNIER ») et de Soucirac (46308), vicomte de Gimoès, président à mortier du parlement de Toulouse, seigneur de Mauvezin (31333) :

L'office de président à mortier est l'une des charges les plus importantes de la justice française de l'Ancien Régime. Ce sont les magistrats principaux des institutions de justice les plus hautes : les parlements qui sont le degré suprême d'appel. Ils sont au nombre de 11 en 1789. Ils s'organisent en plusieurs chambres dont la plus importante est la Grand'Chambre. Ses présidents, pour marquer leur prééminence vis-à-vis des présidents des autres chambres, prennent le titre de « président à mortier », du nom de leur coiffure, une toque de velours noir rehaussée de deux galons dorés. La charge de président à mortier est vénale, c'est-à-dire achetable et héritable librement, sous la condition de payer un droit de mutation au souverain (tiré d'un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre).

Il fit reconstruire en 1743 le château de Larra que Madame la Baronne de Carrière gère actuellement en « chambres et tables d'hôtes de caractère ».

A la septième génération, Pons Jean-François TOURNIER de Vaillac (1731 -) se maria le 13/02/1765 à Claudine Adélaïde de BOISSET. Leur fils Raphaël François Augustin Eléonore (1767 - 1794), conseiller au parlement de Toulouse, eut une fin tragique : condamné à mort, le 18 messidor an II (à l'âge de 26 ans), par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ennemi du Peuple, en prenant part à la coalition des parlements, notamment aux arrêtés et délibérations prises par le parlement de Toulouse, les 25 et 27 septembre 1790 il fut guillotiné place de la Barrière du Trône à Paris, comme 1305 autres victimes entre le 26 prairial et le 9 thermidor de l'an II, et enseveli dans une fosse commune du Jardin de Picpus (« Le Jardin de Picpus » par G. LENOTRE - PERRIN 1955).

A la huitième génération, Pons Marie-Claude de TOURNIER (1772-1848) et son épouse Rosalie de BELLOC, donnent naissance à 6 enfants. Les 2 fils Eugène et Justin (prêtre) meurent sans postérité. Deux filles firent partie de la compagnie des Sœurs de la Charité. Une seule, Adélaïde Marie-Thérèse (1804 - 1874) se maria en 1831 à Louis Thomas d'ANTIN. Cette famille d'ANTIN, compte-tenu de l'absence de descendance mâle, eut l'autorisation de « relever » le nom des TOURNIER de VAILLAC pour dorénavant s'appeler d'ANTIN TOURNIER DE VAILLAC dont il porte haut le patronyme comme José d'ANTIN TOURNIER de VAILLAC, devenu en 2004 directeur de la grande école toulousaine : Supaéro.

Le curieux qui veut en savoir plus sur cette famille peut consulter aux archives départementales de la Haute-Garonne le fonds TOURNIER de VAILLAC (sous-série 49 J : 3 m linéaire).

Christian TOURNIER.


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