La famille Tournier (intitulé du site)

 
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La descendance du couple Jacques TOURNIER - Antoinette VIVOT

Le 16/08/1733 naît à Besançon Michel-Antoine TOURNIER, fils de Jacques TOURNIER, architecte, grand prix de Rome, et d'Antoinette VIVOT. Le réflexe de tout chercheur en généalogie est de tenter de retrouver l'ascendance de ce personnage. Or à Besançon l'on dispose d'un outil qui facilite grandement la recherche. En effet la totalité des registres paroissiaux de Besançon ayant été dépouillés, tous les actes ont pu être classés par patronyme. Il est ainsi aisé de retrouver tout ce qui se rapporte aux TOURNIER. Or, en l'occurrence aucun acte antérieur à 1733 ne se rapporte à cette famille, ce qui semblerait indiquer une origine extérieure.

Or il se trouve qu'un descendant de cette famille, M. THOUVENIN, avait un arrière grand-père qui avait brodé les armes de sa famille : « D'azur à un demi-lion d'argent sortant de trois copeaux de sable en trèfle mouvant de la pointe au pied de l'écu. Cimier en demi-lion de même, l'écu timbré d'une couronne de Baron ».

Par ailleurs, le centre généalogique de Savoie m'a fait parvenir copie d'un manuscrit de 1850 environ, coté 43 J 2357, qui retrace la généalogie depuis 1387 jusqu'en 1650 des TORNERII (TO(U)RNIER) seigneurs de Larringes et du Miroir en Chablais (Savoie), originaires de Vevey en pays de Vaud. Les armes de cette famille sont : « P. d'azur au lion d'argent naissant d'un mont de sable (alias de sinople) à trois coupeaux mouvant de la pointe d'écu » Armorial du bailliage de Chillon).

Il s'agit, comme on peut s'en rendre compte, d'armes en tous points semblables.

Le document cité plus haut indique en outre que, vers 1650, plusieurs des membres de cette famille prirent le métier des armes au service de la France.

Seule une connaissance précise des générations entre 1650 et 1733 permettrait de confirmer cette présomption de filiation.

En tout état de cause, nous avons beaucoup de renseignements sur cette famille, à commencer par Michel Antoine TOURNIER (1733-1809) : député de Besançon (25) à l'assemblée préliminaire du bailliage de Besançon, il est délégué du Tiers Etat à l'assemblée générale du bailliage de Besançon. Sa fonction d'architecte, entrepreneur du Roi pour les ponts et chaussées, le fait voyager dans toute la Franche-Comté. Ses enfants naîtront ainsi au hasard de ses chantiers.

Son fils Jean-Jacques (1766-1840) suit les traces de son père en étant élève des ponts et chaussées, mais après avoir épousé la fille d'un docteur en médecine il devient négociant, maire de Morteau (25) et adjudant général de la 2° légion de la garde nationale du district de Pontarlier en 1793.

L'autre fils connu : Charles Antoine (- 1803), avocat au parlement à son mariage avec Jeanne-Julie COLOMBOT, fille d'un avocat au parlement, semble avoir dû quitter la Franche-Comté à la Révolution pour devenir directeur de la verrerie d'Oizon, à Aubigny (18,) où il meurt en 1803.

C'est là que naît le 8 vendémiaire an XII l'un des fils de Charles-Antoine, Jacques Thérèse Alexandre, reçu docteur en médecine à Paris le 18/08/1827. Professeur d'anatomie et de physiologie à l'école préparatoire (ou secondaire) de médecine de Besançon à partir de l'année 1839, il est membre de la société de médecine de Besançon au moment de sa fondation en 1845. Nommé membre résident de l'académie des sciences belles-lettres et arts de Besançon le 24 août 1844. Il prononce son discours de réception le 28/01/1845 « Rapports de la médecine avec les sciences, les lettres et les arts ». Il est l'auteur d'un « Traité élémentaire de physiologie » et de « Réflexions sur les principaux vices et les besoins les plus urgents de l'enseignement médical en France ».

Le fils de Jacques Thérèse Alexandre, à savoir Paul, embrasse également la carrière médicale. Sa fille Caroline épouse un PECON DE LAFOREST dont j'ai retrouvé récemment des descendants au Canada. Son autre fils Edouard (1831-1898) est connu pour être un brillant helléniste, auteur d'une thèse remarquée « Némésis et la jalousie des dieux ».

Charles-Antoine a deux autres fils :

  • Jean-Xavier Edouard (1794-1868) est conservateur des hypothèques. Son fils Nicolas Justin, propriétaire, réside au château de Couvonges (88).
  • Michel Marie Charles (1793-1863) est général de brigade, participe notamment avec la Grande Armée à la campagne de Russie (1812-1813-1814), prisonnier de guerre après la capitulation de Danzig, on le retrouve le 18/05/1815 à la bataille de Waterloo, commandeur de la Légion d'honneur en 1855 il termine sa carrière en qualité de commandant l'artillerie dans la 19° division militaire à Bourges.

Ses fils : Marie-Jules et Marie Charles Justin seront tous les deux des soldats. Le premier (1829-1899) lieutenant-colonel au 20° régiment de chasseurs, sera nommé en 1885 officier de la Légion d'Honneur après 8 campagnes.

Le second (1841-1912) général de division, commandeur de la Légion d'Honneur devient chef de la maison militaire du président de la République.

Dans la descendance de Charles Antoine, on peut noter son arrière-petit-fils Charles BRAIBANT, qui fut directeur des Archives de France.

Revenons à la descendance de Jean-Jacques :

  • Charles-Auguste (1793-1870) est marchand drapier à Morteau. Il n'aura pas de descendance mâle.
  • Joseph Emmanuel Théophile (1799-1878) est marchand de fer à Morteau et secrétaire de mairie. Un de ses fils Charles Adolphe (1837-1906) aura une destinée tout à fait exceptionnelle en qualité de missionnaire au Cambodge, rapportée dans les mémoires de la société d'émulation du Doubs 1909 « un franc-comtois au Cambodge » par le chanoine BASSIGNOT.

Affecté en 1866 à la mission de Cai-nhum, il y restera jusqu'à sa mort en 1906. Pendant ces 40 années ce ne sont que guerres entre les indigènes et les armées françaises. Le père TOURNIER maintien et consolide malgré l'adversité son église, qu'il dote d'une cloche venue de Morteau sa ville natale. Architecte, maçon, bûcheron, charpentier il construit un hôpital - hospice, un couvent pour les religieuses, un séminaire et une église en pierres et en briques, ainsi qu'une cure avec l'aide de 40 jeunes.

En 1903, sous la cloche il creuse et maçonne sa propre fosse, qu'il rejoindra trois ans après sans avoir pu revoir son pays natal.

Christian TOURNIER.


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