La famille Tournier (intitulé du site)

 
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Les TOURNIER d'Hérémence dans le Valais Suisse

Hervé Mayoraz - mai 2006

Extrait d'une étude en cours sur les familles du Val d'Hérens

TOURNIER



Hérémence - Valais - Suisse

Blason

Tranché : au I d'argent chargé en chef de 3 étoiles é 6 rais de gueules posées 2 et 1, et en flanc d'un rameau feuillé de 3 feuilles tréflées de sinople ; au II de gueules à une tour de 2 étages, crénelée et toitée, adextrée et sénestrée d'avant-murs, le tout d'or, maçonné et ouvert de sable, sur une terrasse de sinople.

Peinture datée de 1857, signée C. F. B., soit Charles-Frédéric Brun, dit le Déserteur, portant la légende suivante : Armoirie Tournier, d'après l'original trouvé existant à Milano (sic) ; cette peinture du Déserteur appartient à la famille de feu Arthur Tournier, d'Hérémence, à Sion. Communication de ce dernier aux archives cantonales, 1972.

Etymologie

Ce patronyme, très fréquent, provient du métier de tourneur (Albert Dauzat : Les Noms de Famille de France, Paris, 1945, p.173).

Tournay - Tourneur, surnom de métier, du latin tornus, tour, tornare, tourner. Variantes: Tornay, Torney, Tornare (forme patoise fribourgeoise), Torny, Tornery, Tornier, Tournier, Tourneux.

On prononce Tourni(k) en patois d'Hérémence.

Notes historiques

Selon certaines sources, la famille Tournier semble venir de l'ancien royaume de Bourgogne, ou de la Savoie, comme d'autres familles installées à Hérémence aux alentours de 1500 : Jognier (Jugnier) et Levrand (Lyvran) entre autres (on trouve des Jonier dans la commune de Mellier (Allier, France) au XXe siècle encore).

Les guerres perpétuées entre français et bourguignons tout au long du quinzième siècle ont-elles contraint certains individus à déserter les armées, ou à fuir leur village pour se réfugier dans notre vallée d'Hérémence, arrière-fief du duc de Savoie ? Aucun document ne l'attestant, nous n'oserions donc pas nous limiter à cette unique hypothèse, qui rendrait l'histoire de ces familles quelque peu simpliste et terne.

Le patronyme Tournier se retrouve en abondance dans beaucoup de régions francophones. Certaines souches se sont développées plus rapidement que d'autres, surtout dans les milieux ruraux ; on y trouve parfois seulement trois ou quatre patronymes tout au plus dans des communes de 500 âmes. C'est le cas notamment de la Franche-Comté, où le patronyme Tournier se trouve dans les 30 noms les plus fréquents.

Sans vouloir trop spéculer sur l'origine des Tournier d'Hérémence, citons pour l'instant ces quelques références historiques, retrouvées dans divers documents :

     

Ce patronyme est cité plusieurs fois à Bramois (près de Sion) au XVe s. : Girard Tornerii (1420), Cristinus Tornyer (1449 et 1455) (Annales Valaisannes 1985).

On rapporte qu'en 1511, l'ancien Antoine Tornir d'Euseigne (commune d'Hérémence) teste chez lui, assis sur un banc. Malade, il décide de léguer à son filleul, mineur, le tiers de tous ses biens. Il s'agit du fils d'Antoine Tornir junior, son frère probablement (Dubuis, 1995).

En 1506, feu Johannes et Martina Tornir testent à Hérémence. Ils sont parents d'un garçon (Dubuis, 1994).

Ces testaments signifient que cette famille est déjà présente sur le territoire d'Hérémence à la fin du 15ème siècle. Elle n'est signalée qu'en 1539 parmi les familles bourgeoises, sous le nom de Torny.

Au 17ème siècle, on trouve Germanus et Stephanus Tournyr dans un acte d'échange de biens fonciers, au village de Mâche (commune d'Hérémence).

En 1783, un Nicolas Tornier d'Euseigne meurt au combat à la porte de Gibraltar. Il avait 23 ans. Une cérémonie eut lieu à Hérémence le 13 janvier 1784.

Au 20ème siècle, nous trouvons Louis Tournier (1891-1980), régent à Villaz/Hérémence. Il est conservateur des archives de 1925 à 1940 ; conseiller communal de 1924 à 1928 ; secrétaire communal de 1928 à 1940. Sa famille s.installe désormais au village d.Hérémence. Il a trois fils, dont le premier, Arthur, fonde un bureau d.ingénieurs à Sion et Hérémence. Un autre fils, Emile, est régent à St-Séverin/Conthey.

Démographie

En ce qui concerne la souche d'Hérémence, on observera sa très faible extension démographique. Du reste, il est surprenant de remarquer que souvent il n'y eut qu'un seul représentant masculin par génération et un nombre relativement élevé de filles. Parmi les 7 générations comprises entre 1700 et 1900, 4 comportent un seul représentant masculin. La probabilité d'expansion de ce patronyme fut à cette période très réduite. Malgré tout, il est quant même parvenu jusqu'à notre génération. En comparaison avec d'autres familles d'Hérémence, cette souche constitue un cas très particulier du point de vue démographique.

L'essor économique qui suivit la restauration politique en Valais dès 1815 a permis à la plupart des familles de nos vallées de se développer assez rapidement. Chez les Tournier, on observe un « pic » démographique en 1850, où l'on trouve 16 individus nés Tournier dans notre commune (1,4% de la pop ; Hérémence comptait 1131 habitants), dont 6 hommes (62,5% de femmes). Avant 1850, tout comme après 1900, il y a toujours eu en moyenne 5 à 8 individus (0,5% de la pop. en moyenne), dont 3 hommes.

De nos jours, il ne reste plus que les descendants de Louis Tournier (1891-1980), émigrés à Conthey et à Sion. La dernière de ses filles (née en 1931) a épousé un Moix de St-Martin. Elle est la dernière représentante de cette famille à Hérémence en 2006.

A cette date précisément, cette branche compte au plus 9 personnes nées Tournier, disséminées pour la plupart en Valais central.

Notons tout de même qu'un Jean-Baptiste Tournier (né en 1845) a émigré en Amérique avec un certain nombre de concitoyens valaisans. Nous ignorons si cette personne a fait souche outre-atlantique, aucune information à son sujet nous étant parvenue pour l'instant.

Le tableau suivant indique l'évolution démographique de la famille Tournier à Hérémence depuis 1750 :

Date
Population
Hommes
Mineurs masculins
Ménages
1700
6
3
0
2
1750
4
1
0
2
1800
5
2
1
1
1850
16
6
1
4
1900
12
4
1
3
1950
9
4
1
3
2006
1
0
0
0*

* La dernière représentante née Tournier s'est alliée à un Moix. Leur ménage porte ce dernier nom.

Généalogie

La famille Tournier a donné une bonne quinzaine de générations dans notre commune depuis la fin du quinzième siècle. Sur l'arbre ci-dessus se remarquent facilement les deux commentaires principaux évoqués au point précédent : le « pic » démographique de 1850 et le taux de féminité extrêmement élevé.

Bibliographie

Bourdin, Alexandre, (1973) : « HEREMENCE, son passé et notes sur le Val d'Hérens » ; Imprimerie Gessler S.A., Sion ; Editions du Château, Sion; 220 pp.

Dubuis, Pierre, (1995) : « Les vifs, les morts et le temps qui court. Familles valaisannes 1400-1550 » ; Cahiers lausannois d'Histoire médiévale (UNIL) ; Lausanne ; 318 pp.


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